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IRONMAN France : Paroles de professionnels
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Isabelle - Source EMC.
Le 26 juin prochain aura lieu le troisième Ironman de France. Une édition importante pour les organisateurs mais également pour le triathlon français car une fois encore, le monde de l'Ironman aura les yeux rivés vers la petite bourgade vosgienne. Une troisième édition qui devient celle de la confirmation après deux années d'apprentissage sur le circuit WTC.
Nous avons choisi de vous faire partager les impressions de membres de l'équipe de France longue distance, présents l'an dernier sur l'épreuve. Revivez la dernière épreuve de Hélène Salomon, première française à inscrire son nom au palmarès d'un Ironman qualificatif pour Hawaii. La course de Gilles Reboul et les conseils de Cyrille Neveu, ce dernier ayant déjà confirmé sa participation à l'édition 2004. Il aura fort à faire face à une concurrence composée entre autre de Mitch Andersson. L'australien, cycliste d'exception (second temps vélo lors du dernier Ironman Hawaii) pourrait bien venir perturber le Champion du Monde longue distance 2002. Outre l'australien, principal outsider, nous devrions retrouver Peter Kotlan, américain habitué des top 10 sur les Ironman nord américains, Jonathan Toker le canadien ainsi que Nick Marland l'australien de service qui était resté en présence de Reboul et Neveu une grande partie de la journée sur l'Ironman France 2003.
Hélène Salomon se confie : Inoubliable Gérardmer.
Le jour de la course, un temps idéal, une eau à 22°C dans laquelle je me régale : je réalise en effet à Gérardmer mon record de natation sur les 4km : moins de 55 mn, et je sors en tête du parc à vélo, ce qui est toujours bon pour le moral ! Je réalise un très bon temps vélo, malgré le dénivelé et une bonne hypoglycémie dans le 3ème tour. Je creuse l'écart avec mes poursuivantes, même si une avance de 18mn ne représente pas une marge importante à l'entame du marathon. Une défaillance est si vite arrivée ! Mon marathon a été moyen, je n'ai pas eu vraiment de gros coup de barre en course à pied mais plutôt des ennuis gastriques récurrents depuis IBIZA deux mois plus tôt. Et puis une grosse lassitude s'est installée au fil des tours, sans doute due à une faiblesse de ma préparation terminale (sic)... Mais, je m'accroche à cette première place et après 10h08, c'est la délivrance, l'apothéose, le bonheur total !!! J'ai gagné et le public, toujours très chaleureux ici, me fait oublier la souffrance et la fatigue accumulée tout au long de la journée ; Mark Allen me passe la médaille de " Finisher " autour du cou et je tombe dans les bras de mon mari Craig. Je crois que j'ai les nerfs qui ont lâché bien vite, surtout quand j'ai eu mes parents au téléphone. Toute la magie des Ironman réside sans doute dans ces derniers mètres, cette dernière ligne droite que tout le monde veut atteindre sous les encouragements admiratifs du public. Car tout Finisher mérite la même acclamation que le vainqueur : il n'y a pas de star sur Ironman car même les meilleurs savent que l'humilité est la première des qualités pour être à l'arrivée. En Australie, Nouvelle Zélande ou Danemark ainsi qu'à Gérardmer, ce qui me touche le plus, c'est l'ambiance de ces derniers 100m où le public salue l'effort gratuit et où les triathlètes sont envahis du bonheur incommensurable d'en avoir fini, d'avoir été au bout, pour une raison intime qu'eux seuls connaissent. Et le sentiment de fierté qui s'empare de chacun reste indescriptible à ceux qui prennent les Ironmen pour des fous !.... " Cyrille Neveu : " L'important est d'y croire jusqu'au bout "
Dans le parc vélo bonne nouvelle : mon vélo est doté d'un nouveau guidon. Au début du vélo, je me sens bien mais n'ose pas partir trop vite car je me sens un peu juste physiquement pour faire 180 Km sur un gros rythme. La première boucle se passe bien, nous sommes trois en tête, puis dans la deuxième Timo Bracht nous rejoint, mais il va trop vite et je préfère le laisser partir. La troisième boucle confirme ce que je pense sur mon état de forme en vélo. Je suis juste pour pouvoir faire 180 km. Je perds donc quelque place dans les derniers kilomètres puisque j'entame la course à pied en 6éme position. Il va falloir se battre car il n'y a que 4 places pour Hawaii, mon objectif sur cette course. Le départ de la course à pied est un calvaire, j'ai mal au dos et je dois me concentrer pour retrouver une foulé plus aérienne et plus souple. Un gros travail mental commence. Après 4 à 5 km je me sens beaucoup mieux et commence à penser que dans quelques kilomètres je pourrai accélérer. En effet, je passe 5e à la fin du premier tour et 4e dans le second tour. Je finis le marathon sur de super sensations en 2h57, mon meilleur temps, et la première fois sous les trois heures. Au final 4e, contrat rempli avec la qualif pour Hawaii, et puis, je suis surtout satisfait de ma course à pied, d'autant plus qu'à la fin du vélo peu de gens auraient parié sur moi pour une place dans le top 5. Pour vous donner quelques conseils, sans vous dévoiler toute ma préparation pour Gérardmer, je pense que des sorties longues en vélo en montagne peuvent être intéressantes, même si le parcours est roulant, il y a des passages difficiles qui cassent le rythme. Comme je l'ai fait l'an dernier avant Embrun, je pense que j'irai reconnaître le parcours au mois de mai ou juin afin de pouvoir faire une grosse préparation mentale. Le site est idéal pour la pratique du triathlon et la région propose aux athlètes un parcours vélo varié et plaisant. La natation est superbe avec notamment beaucoup de monde pour voir le départ. J'ai également beaucoup aimé la course à pied. Vous n'êtes jamais seul avec tous ces petits allers-retours, le marathon passe vite. Dans l'ensemble, la course est très plaisante et on ne s'ennuie jamais sur ce genre de parcours, j'aime beaucoup. C'est pourquoi, j'en ai fait mon objectif prioritaire cette année. " Gilles Reboul : La palme revient à l'organisateur
Il est également très agréable de sentir cet engouement du public qui est mis en ébullition durant le week-end grâce aux speakers. Tout vous porte jusqu'à cette belle ligne d'arrivée où vous aurez droit à la poignée de main de Monsieur "Mark Allen" en personne!! Si je peux vous donner un conseil, il serait de venir passer quelques jours bien avant l'épreuve afin d'apprécier ce site magnifique au travers du parc naturel des ballons des Vosges, car le jour J vous êtes tête dans le guidon. Bien sûr, l'enjeu principal reste une superbe qualification Hawaiienne mais la chance sera ouverte à tous les finishers car cette année l'organisation vous offre grâce à ses partenaires une Peugeot 206 et à l'un des cinquante qualifiés son voyage pour Hawaii. Pour sa troisième édition, l'organisation n'a qu'un objectif, se perfectionner pour donner le meilleur aux triathlètes et au public. Allez-y, vous ne serez pas déçus !! Parole de triathlète. " |